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Le Col·legi Major Monterols est une résidence universitaire qui, depuis 1949, fournit hébergement et formation à des étudiants universitaires et développe une intense activité sociale, culturelle et sportive, à laquelle elle donne un caractère propre, difficilement imitable. Monterols est un Col·legi Major Universitari masculin, adscrit à l’université de Barcelone. Il bénéfice de membres du club universitaire et de résidents de toutes les universités de Barcelone et des alentours, ainsi que d’autres coins de l’Espagne et de l’étranger.

La Fondation Bosch Aymerich collabore avec cette entité, puisque son fondateur a été patron d’honneur du Col·legi Major et a aidé à poursuivre la tâche menée à bien par ce Col·legi Major. La Fondation Bosch Aymerich souhaite poursuivre le travail de son fondateur et elle a décidé de collaborer à la rénovation d’une partie de ses infrastructures afin que le Col·legi Major récupère des zones qui étaient détériorées et adapte ses installations à la législation en vigueur.

La rénovation entreprise a été l’amélioration des accès au Col·legi Major avec un parking, dans le patio central et la construction d’une rampe d’accès directe dans le bâtiment.

La signature de l’accord de collaboration a eu lieu le 3 mars dernier en présence du directeur du Col·legi Major Monterols, M. Fernando Villar, du secrétaire du Col·legi Major Monterols, M. Miquel  Masó et de M. Antoni Bosch, secrétaire et patron de la Fondation Bosch Aymerich.

La proposition de Fonds documentaire Bosch Aymerich surgit de la volonté, de la part du Conseil de la Fondation Bosch Aymerich, de conserver le legs de M. Josep Ma Bosch Aymerich et de créer un fichier définitif qui pourrait arriver à être consulté par les chercheurs intéressés et servirait de base à la diffusion et à la connaissance de sa trajectoire professionnelle et de sa vie. En effet, la connaissance, au niveau national et international, que l’on a de sa vie et de son œuvre est très réduite. Le fonds documentaire doit être inventorié pour devenir un legs accessible et facile à diffuser, non seulement pour les architectes et les ingénieurs, mais aussi pour les chercheurs, historiens, etc.

Le responsable du projet a été M. Emilio Moncada Durruti, architecte spécialisé dans la construction et l’urbanisme et avec de l’expérience dans la gestion de projets de gestion documentaire, organisation de fichiers et applications informatiques, ainsi qu’avec une grande connaissance du secteur, lequel a coordonné un groupe de collaborateurs.


Les tâches de conservation et d’inventaire du Fonds documentaire de M. Josep Ma. Bosch Aymerich ont commencé au mois de juin 2020, attendu que dans un début, en mars 2020, elles se sont vues interrompues par le confinement causé par la covid-19. Ces six mois de travail fructueux ont apporté des résultats très satisfaisants.

Le volume approximatif du fonds est de 250 mètres linéaires de documentation (caisses, dossiers, classeurs, formats spéciaux, plans, etc.). La documentation était recueillie sur des supports délicats (papier végétal, photographie, papier copie, sulfurisé, etc.)

Les archives ont un volume de 1 643 unités d’installation : 20 504 plans, contenus dans 862 tubes à plans, 772 caisses de documentation et 9 tiroirs dans un meuble de classement. 2 743 entrées ou lignes d’information, 1 505 dans des caisses de documentation et 1 238 dans des tubes à plan. La documentation contenue dans les archives, dont il faut souligner les projets d’architecture, urbanisme et ingénierie, constitue une ressource précieuse pour connaître et compléter la vision de M. Josep Ma Bosch Aymerich sous l’approche de son travail comme architecte, ingénieur et urbaniste. Les archives de M. Josep Ma Bosch Aymerich constituent un legs patrimonial considérable des figures les plus importantes de l’univers urbanistique et architectural catalan et espagnol.

La Fondation Bosch Aymerich, dans le cadre de ses activités, a pour objectif la culture et l’architecture. C’est dans ce but qu’a été signé cette année, un accord de collaboration entre la paroisse de la Puríssima Concepció de Barcelone pour mener à bien une restauration des espaces actuels du presbytère de la paroisse, qui doit être réalisée dans un délai de 3 ans (2020, 2021 et 2022).

Ce projet permettra de rénover le presbytère, et un ensemble d’espaces et de salles qui sont utilisées pour les activités sociales menées à bien par la paroisse, où quelques travaux d’entretien ont été faits, depuis sa construction, mais qui n’a jamais fait l’objet d’une rénovation intégrale, ce qui permettrait de mieux répondre aux besoins de la paroisse et du quartier.

La signature de l’accord de collaboration a eu lieu le 12 février dernier en présence de M. Ramón Corts i Blay, en représentation de la paroisse de la Puríssima Concepció, Mme Elena  Cabarrocas, et M. Antoni Bosch, patrons de la Fondation Bosch Aymerich.

LA PROLIFIQUE TRAJECTOIRE D’UN VISIONNAIRE EXPOSÉE DANS LA DÉLÉGATION DE L’ALT EMPORDÀ DU COAC

L’exposition a présenté une sélection de projets de l’architecte, ingénieur et entrepreneur Josep Maria Bosch Aymerich, provenant d’une partie du fonds documentaire que la Fondation Privée Bosch Aymerich, gestionnaire de son legs, cède aux Archives historiques du COAC.

Le 20 février 2019, la Délégation de l’Alt Empordà de l’Ordre des Architectes de Catalogne (COAC) de Figueras, a accueilli l’inauguration de l’exposition « Collections COAC / Josep Maria Bosch Aymerich ». Concrètement, dans cette itinérance, est montrée la section «loisirs et tourisme» qui fait connaître, à travers des maquettes, plans, dessins et photographies, les projets de l’Hôtel Cap Sa Sal à Begur (1955-1963), le projet non réalisé du Flotel (hôtel flottant) (1978), la Villa pour M. Bloch, et la station de ski de Masella, Pyrénées de Gérone (1965-1967).

L’acte a compté sur la conférence inaugurale de  MRoger Subirà, architecte et commissaire de l’exposition, qui a passé en revue la trajectoire professionnelle de Bosch Aymerich, architecte, ingénieur et entrepreneur.

« Collections COAC / Josep Maria Bosch Aymerich »

L’exposition qui a été inaugurée le 8 novembre 2018, dans la salle des expositions du COAC à Barcelone, présentait la personne et l’œuvre de Bosch Aymerich dans l’ensemble de l’architecture du XXème siècle  dans notre pays. Et elle le faisait à travers quatre grandes sections : «grands clients», «paysages corporatifs », «loisirs et tourisme» et «services sociaux». L’exposition a été réalisée à partir d’un recueil de maquettes, plans, dessins et photographies sélectionnés dans l’ensemble documentaire que la Fondation Privée Bosch Aymerich a cédé aux Archives historiques du COAC.

Le siège de Figueras a montré la section loisirs et tourisme qui appartient aux années centrales de l’oeuvre de Bosch Aymerich, coïncidant avec la grande explosion de l’industrie touristique en Espagne.

C’est dans ces projets où nous trouverons le plus de diversité stylistique et le plus de liberté formelle. Il s’agit de projets débordant d’optimisme qui incluent des raretés et des curiosités telles qu’un grand complexe touristique flottant avec une architecture clairement influencée par les architectures utopiques de la décennie des années soixante d’Archigram.

Nous trouvons aussi, en particulier sur la Costa del Sol andalouse, de grands complexes touristiques avec d’intéressants ensembles architecturaux à croissance organique et déploiements spatiaux, comme il appartient aux décennies des années soixante et soixante-dix, mélangés à des éléments des architectures vernaculaires méditerranéennes.

Dans cet espace, il faut souligner des œuvres telles que :

Le caractère topographique et massif de cette architecture, dans laquelle Rubió i Tuduri a collaboré comme paysagiste et Josep Guinovart comme muraliste, est l’un des exemples les plus clairs d’un premier moment du développement touristique dans notre pays.

Un grand nombre de ces logements unifamiliaux correspondent à des résidences secondaires et constituent quelques-uns des exemples les plus réussis de son architecture, à tel point que certaines d’entre elles sont entrées dans le catalogue d’architecture moderne du Docomomo Ibérique.

UN PERSONNAGE EXCEPTIONNEL DANS LE PANORAMA ARCHITECTURAL DU XXème SIÈCLE EN CATALOGNE

Josep Maria Bosch Aymerich (1917-2015) fut un étudiant brillant. Il mena de front les études d’ingénieur et d’architecture —terminées dans un temps record— sous la direction de l’académie Humet spécialisée dans les cours d’appui aux étudiants.

Ses succès comme étudiant lui donnèrent la possibilité d’être le délégué de l’Institut national de l’industrie aux États Unis, où il compléta sa formation au Massachusetts Institute of Technology et rencontra les principales figures du mouvement moderne.

En 1947, il revint à Barcelone comme directeur technique industriel de la Zone franche, où il joua un rôle clé dans l’établissement de l’usine SEAT dans la ville.

En 1953, il s’associa avec Frederic H. Harris - géant américain de l’ingénierie responsable d’installations pétrolières dans le Golfe Persique – et il créa la société Harris Bosch Aymerich SA, avec laquelle il réalisa des ouvrages comme le réseau des autoroutes du Pays Basque, la jetée du Port de Barcelone ou les bases nord-américaines.

Il fonda également des entreprises et des institutions comme l’Institut d’études nord-américaines ou Banco Madrid.

Malgré les difficultés pour accéder à de grands contrats en Catalogne, il a laissé des édifices remarquables comme l’Hôtel Cap Sa Sal à Begur, l’ensemble de logements pour les travailleurs de la Seat sur la promenade de la Zone franche, l’Institut des études nord-américaines sur la Vía Augusta, la clinique La Alianza ou le siège de l’entreprise chimique Hoechst de Travessera de Gracia, tous les quatre à Barcelone. Néanmoins, certains des projets clés de sa trajectoire, comme un gratte-ciel sur la place Cataluña, ne virent jamais le jour en raison de l’opposition du gouvernement local.

Comme promoteur, il fut pionnier dans l’importation en Espagne du modèle américain de faubourg résidentiel extensif dans des secteurs comme La Moraleja. Il fut également une figure clé du développement touristique de la côte espagnole, en particulier dans le sud de l’Espagne ou dans les Pyrénées catalanes, où il fonda la station de ski de Masella. Jusqu’à sa mort, sa table était pleine de grands projets, comme les quartiers de sa propre promotion à Madrid, Manchester ou Londres.

En 2018, une convention a été signée avec l’Ordre des architectes pour réaliser une exposition d’une sélection de projets de l’architecte, ingénieur et entrepreneur José María Bosch Aymerich, provenant d’une partie du fonds documentaire que la Fondation Privée Bosch Aymerich, gestionnaire de son legs, cède aux Archives Historiques du COAC.

L’Ordre des architectes de Catalogne a inauguré le 8 novembre 2018 l’exposition «Collections COAC / José María Bosch Aymerich», qui montrait une collection de maquettes, plans, dessins et photographies sélectionnés dans l’ensemble documentaire que la Fondation Privée Bosch Aymerich a cédé aux Archives Historiques du COAC.

Des édifices corporatifs, des complexes touristiques, ports, aéroports, hôpitaux, promotions de logements, bases militaires, réseaux d’autoroutes, entre autres, configurent un curriculum professionnel qui compte une épaisseur de plus de 500 œuvres projetées dans plus de quinze pays.

Dans cette exposition, divisée en quatre parties ( «grands clients», «paysages corporatifs», «loisirs et tourisme» et «services sociaux»), a été présentée une sélection de vingt-deux projets -comme le gratte-ciel sur la place Cataluña de Barcelone jamais construit, l’Hôtel Cap sa Sal à Begur, l’édifice «Toblerone» à Almería ou l’édifice pour le Banco Madrid sur le Paseo de la Castellana- avec lesquels on a voulu contribuer à situer sa figure et son œuvre dans l’ensemble de l’architecture du XXème siècle dans notre pays.

22 projets dans 4 espaces pour expliquer une œuvre prolifique

Une trajectoire si vaste ne peut pas être présentée dans une seule exposition. Néanmoins, l’Ordre des architectes a sélectionné vingt-deux projets pour illustrer un immense curriculum professionnel. Avec cet objectif, l’exposition a été organisée en quatre espaces.

1.- Grands Clients

La liste des clients de Harris Bosch Aymerich SA arrive à environ cent cinquante entreprises, institutions et gouvernements du monde entier.

La versatilité de Bosch Aymerich a été un aspect essentiel et définit sa carrière professionnelle. Ainsi, pour un même client, il était possible de résoudre avec le même professionnalisme des d’installations industrielles et de grandes infrastructures jusqu’à des édifices emblématiques pour les sièges corporatifs et les quartiers résidentiels pour les travailleurs. En fait, le portefeuille de produits qui étaient proposés était classé dans une liste de jusqu’à quinze catégories différentes.

Dans cet espace, il y avait des projets pour des clients tels que :

2.- Paysages corporatifs

Bosch Aymerich contribua avec ses édifices à construire certains des paysages urbains de plus grande qualité des centres de nos villes. Paysages caractérisés par de grandes architectures corporatives qui, bien qu’elles puissent avoir été ignorées par la critique, sont bien reconnues par les citadins. Sur la Castellana de Madrid, l’avenue Diagonal au-delà de Francesc Macià ou la partie supérieure de la Vía Augusta, les édifices de Bosch Aymerich sont très présents dans l’imaginaire collectif.

Quelques exemples qui ont pu être vus dans cet espace sont :

L’édifice le plus important dans la trajectoire de Bosch Aymerich. Il constitue, dans ses différentes versions, une réflexion intéressante sur la capacité de l’architecture de créer une centralité. Son approche, plus anglo-saxonne qu’européenne continentale, contribua au fait que le projet ne puisse jamais voir le jour, mais les dessins et les maquettes permettent d’imaginer une version alternative de l’un des paysages urbains les plus emblématiques de Barcelone.

3.- Loisirs et Tourisme

Les années centrales de l’oeuvre de Bosch Aymerich correspondent à la grande explosion de l’industrie touristique en Espagne.

C’est dans ces projets où nous trouverons le plus de diversité stylistique et le plus de liberté formelle. Il s’agit de projets débordant d’optimisme qui incluent des raretés et des curiosités telles qu’un grand complexe touristique flottant avec une architecture clairement influencée par les architectures utopiques de la décennie des années soixante d’Archigram.

Nous trouverons aussi, en particulier sur la Costa del Sol andalouse, de grands complexes touristiques avec d’intéressants ensembles architecturaux de croissance organique et de déploiements spatiaux, comme il appartient aux décennies des années soixante et soixante-dix, mélangés à des éléments des architectures vernaculaires méditerranéennes.

Dans cet espace, il faut souligner des œuvres comme :

Hôtel Cap Sa Sal, Begur (1955-1963).

Le caractère topographique et massif de cette architecture, dans laquelle Rubió a collaboré comme paysagiste et Josep Guinovart comme muraliste, est l’un des exemples les plus clairs d’un premier moment du développement touristique dans notre pays.

Station de ski de Masella, Das et Alp (1965-1967)

Villas

Un grand nombre de ces logements unifamiliaux correspondent à des résidences secondaires et constituent quelques-uns des exemples les plus réussis de son architecture, à tel point que certaines d’entre elles sont entrées dans le catalogue d’architecture moderne du Docomomo ibérique.

4.- Services sociaux

Malgré le fait qu’il s’agisse de typologies moins définitoires de sa carrière, on y trouve des architectures d’une grande qualité et avec une excellente résolution fonctionnelle.

Le problème de la solution d’habitation pour les classes les plus défavorisées l’avait toujours préoccupé et il arriva même à promouvoir des quartiers de logements minimaux à un coût très abordable, en Angleterre.

Il conçut presque trente centres scolaires dans toute l’Espagne, mais il faut mettre particulièrement en relief les édifices destinés au secteur sanitaire : cliniques, hôpitaux et résidences. Il construisit des centres hospitaliers tant en Espagne que dans des pays du Golfe Persique.

Ses bâtiments d’équipements se caractérisent par leur impeccable fonctionnalité et par une architecture d’une grande solidité constructive et dignité formelle. Les dessins de projet démontrent son intérêt pour le détail et l’intégration d’éléments techniques dans l’architecture, depuis les premières phases de conception du bâtiment. C’est sûrement dans ces typologies où il tira le plus de profit d’une intégration totale entre l’ingénierie et l’architecture.

Certains de ces édifices obtiennent des résultats formels très remarquables et d’une grande présence urbaine. Nous trouvons, entre autres :

La chapelle de l’hôpital a reçu la protection patrimoniale maximale mais, malgré sa qualité, l’édifice se trouve dans un état d’abandon total.

Visiteurs et répercussion dans les médias

Sur les 17 Expositions COAC qui ont été organisées par l’Ordre des architectes de Catalogne, celle-ci a été l’exposition avec le plus grand nombre de visiteurs et qui a eu le plus grand impact dans la presse écrite et numérique.

Depuis la Fondation, nous sommes très heureux qu’il en ait été ainsi, afin de faire connaître un peu plus la personne et l’œuvre de notre fondateur, José María Bosch Aymerich.

Voir clipping de presse complet

Pendant le mois de février 2016, les travaux de fermeture de la terrasse / porche dans la Tour Bellesguard de Gaudí ont été terminés, avec la création d’un espace fermé à l’extérieur qui facilitera la réalisation d’actes pour promouvoir ce grand ouvrage d’Antoni Gaudí mais inconnu par beaucoup.

Apport : 33 000 €

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«Création de l’espace Bosch Aymerich dans la Tour Bellesguard de Gaudí»